Journée du Patrimoine 2011 " Sur les chemins de la soie"

La culture de la soie a existé sur Goncelin. Nous allons découvrir les derniers muriers à Goncelin et la culture du ver à soie. Deux rendez vous sont proposées samedi 17 septembre 2011 visite commentée autour des derniers muriers encore dans le village. Dimanche 18 septembre 2011 une visite en car du musée de la soie à Jujurieux dans l'Ain.

  • L'art de cultiver les  Mûriers blancs et d'élever des vers à soie, Paris, Lottin et Buttard, 1754

  • Le terrain n'est pas cher dans les campagnes : on est fort au large. Il n'y a presque aucun paysan qui n'était auprès de sa chaumière une petite cour, un jardin potager, et souvent même un enclos de pré, ou il met paître les bestiaux et où, par une indolence qui est comme attachée à son état, il ne met pas un seul pied d'arbre.
    Inspirons à ce paysan la pensée de planter des mûriers autour de sa maison, dans sa cour, dans son jardin, dans les haies de ses héritages, apprenons lui à nourrir des vers et à en tirer la soie.
    Dans chaque village, il y a toujours plus d'un quart des habitats qui ont un enclos assez vaste pour y planter au moins un centaine d'arbres […].Sur ce pied là, dans un village de cent feux, on place tout d'un coup quinze cents mûriers dans les haies, dans les enclos sur le bord des chemins et sans toucher aux terres labourables.

  • Cinq ou six ans après le plantage, une trentaine d'arbre rapportera, selon M. Chomel, sept à huit livre de soie [...] Les quinze cens mûriers en produirons au moins trois livres[...] A seulement huit francs la livre, le village se trouvera enrichi de cent louis d'or . C'est un louis d'or par ménage.

  • Au bout de 10 ans [...]le village en tirera quatre à cinq mille francs[...]

  • [...]de tout cela, nous concluons que les vers à soie sont d'un revenu considérable, qu'ils réussissent bien en France et que si on les multiplie autant qu'ils le peuvent être, les biens de l'État et ceux des particuliers en seraient de beaucoup augmentés.

A cette époque, dans le village de Goncelin on cultive partout les vers à soie. En particulier à Fontcouverte. Certains mûriers sont très vieux, mais beaucoup ont disparu. L'activité a cessé suite aux maladies du vers à soie et les muriers ont été  remplacé par les noyers.